Date : avril 2007

AUTEUR(S) :
Frédéric Lalevée
Lycée Jean rostand
93420 VILLEPINTE

Niveau concerné :
4e , 1eS , Terminale S

Réaliser ses propres cartes géologiques pour Google Earth

 

OBJECTIF

Permettre aux professeurs de réaliser des cartes géologiques adaptées au contenu de leur enseignement et superposables aux images satellites dans Google Earth

PRÉSENTATION

Lorsqu’on présente les fonctionnalités de superposition des cartes géologiques sur des images satellitales dans Google Earth, on entend souvent demander « Mais où trouver ces cartes ? ». Il est assez facile de les dessiner soi-même. On peut donc réaliser et utiliser toutes les cartes que l’on veut, à condition d’avoir une carte de départ fiable. En outre, ces cartes géologiques auront l’avantage d’être adaptées au niveau d’enseignement souhaité.

1)Premier exemple : une carte géologique du Chenaillet

La carte initiale, dessinée à des fins pédagogiques par J. P. Chouzenoux et P. Lecroart, de l’université de Bordeaux est déjà simplifiée, mais peut être jugée encore un peu complexe pour nos élèves de terminale, et avec des figurés peu explicites. Par ailleurs, le fond topographique est à la fois trop et pas assez visible (aucun élément ne ressort vraiment, ce qui rendra le calage difficile).

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La carte a été redessinée, de manière à simplifier la géologie et à ne garder que quelques éléments de calage géographique, à savoir une route et la frontière franco-italienne. On a attribué aux gabbros un figuré proche de leur aspect à l‘œil nu.

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La carte peut ensuite être plaquée sur le relief du Chenaillet dans Google Earth, ici avec une opacité limitée.

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2)Deuxième exemple : la carte des ophiolites des Alpes franco-italiennes

On peut également dessiner une carte géologique simplifiée à partir d’une carte du commerce, comme une carte au 1/50 000 ou la carte au 1/1 000 000. Ici, on a redessiné les massifs ophiolitiques des Alpes franco-italiennes à partir de la carte au 1/1 000 000 (version achetée en 1976). Les points de repères géographiques sont les grands lacs, quelques villes et la frontière franco-italienne.

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La nouvelle carte peut servir à visualiser la position des massifs ophiolitiques par rapport à la chaîne alpine (parallèle à la chaîne mais proche du bord est de celle-ci), par rapport à la France et à l’Italie.

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On peut également étudier la répartition des ophiolites par rapport au relief (voir ci-dessous), après avoir vérifié que la précision de la carte le permet. On peut remarquer sur cette superposition l’ajustement assez correct des deux frontières (jaune et mauve), provenant de deux sources différentes (Google et la carte géologique).

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LA RÉALISATION DES CARTES

1) Dessiner les cartes

Les cartes peuvent être dessinées dans un simple logiciel de traitement de texte, comme Open Office ou Word. Il suffit d’insérer l’image (Menu Insertion, Image etc...), puis de dessiner sur l’image en utilisant les outils de dessin du logiciel.

Comme les outils de dessin d’Open Office Texte (Writer) sont insuffisants, on pourra prendre Open Office Dessin (Draw), présent dans la même suite (Fichier, Nouveau Dessin). L’outil le plus intéressant est le polygone rempli.

Dans le cas de Word, si la barre d’outils de dessin n’est pas affichée, l’afficher par : menu Affichage, Barres d’outils, Dessin. L’outil le plus intéressant est la Forme libre que l’on peut chercher dans Formes automatiques, Lignes. On aura intérêt à placer cet outil (et d’autres) dans la barre d’outils elle-même (Affichage, Barres d’outils, Personnaliser, chercher l’icône de l’outil, puis le tirer à la souris sur la barre de dessin).

À la fin du dessin, il est conseillé de grouper tous les éléments du dessin pour éviter les déplacements relatifs d’éléments (Sélectionner l’ensemble du dessin, faire un clic-droit sur un élément du dessin, puis choisir Groupe, Grouper).

2) Transformer les dessins en fichiers images

Avec Open Office : sélectionner l’ensemble du dessin, puis dans le menu Fichier, choisir Exporter, choisir ensuite le répertoire, le nom, format de l’image (Gif ou Jpeg), cocher sélection, OK.

Avec Word : il n’y a pas de fonction d’exportation, mais ce n’est pas un problème. Il suffit de sélectionner l’ensemble du dessin, de le copier (icône Copier ou Ctrl-C), puis de coller la sélection dans un logiciel qui accepte le collage, comme Irfan view, petit logiciel gratuit dont il est souvent fait mention sur ce site.

Gif ou Jpeg ? L’intérêt des images Gif est que l’on peut réaliser une carte qui ne soit pas un carré ou un rectangle. Les coins de l’image seront transparents et laisseront apparaître l’image satellitale (voir la superposition de la carte des ophiolites alpines). Le problème est que Google respecte mal les couleurs des images Gif (voir les lacs alpins devenus jaunes sur une des images précédentes). Si on veut des lacs bleus, il faut sans doute les dessiner jaunes.

Les images enregistrées au format Jpeg présentent les avantages et inconvénients inverses des images Gif.

 

COMMENT PLAQUER UNE CARTE DANS GOOGLE EARTH

1) le placage en quelques lignes

Seules les grandes lignes seront indiquées, et ce pour la version 4.0.1XXX, de juillet 2006.

Se positionner géographiquement là où l’on veut réaliser la superposition.

Dans la barre d’outil suivante :

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cliquer sur l’icône Ajouter une superposition d’image. Dans la boite de dialogue qui s’ouvre, choisir un nom pour la carte, cliquer sur parcourir et aller double-cliquer sur l’image à plaquer. Choisir une transparence par défaut. Ensuite, déplacer vers la gauche la boite de dialogue et ajuster la carte sur l’image satellite. Sur l’image satellitale doit apparaître l’aspect suivant (ici, la carte des ophiolites a été plaquée sur la mer pour plus de lisibilité).

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Les coins et les côtés permettent de déformer l’image verticalement et horizontalement. L’intersection du centre de l’image permet de déplacer l’image et le petit losange permet de faire tourner l’image. Le placage se fait donc par tâtonnement.

Une fois l’ajustement terminé, cliquer sur OK. On peut alors faire varier la transparence de l’image avec un curseur qui s’affiche à gauche de l’écran. On peut également supprimer provisoirement l’affichage de la carte en décochant la case qui lui correspond dans la liste à gauche.

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2) Les bons repères géographiques

Pour terminer quelques mots sur les repères géographiques nécessaires à un bon ajustement. Ils doivent être biens colorés, pouvoir être retrouvés sur l’image satellitale de Google Earth et surtout être bien répartis dans l’image à superposer. L’idéal est qu’ils forment un carré (ou un trapèze). Trois points servent aux ajustements vertical et horizontal. Le quatrième doit alors être au bon endroit, ce qui permet de tester l’ensemble de la méthode.

  AUTRES ACTVITÉS UTILISANT LE DESSIN